Signal 457 kHz
Chaque DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanche), équipé d’1, 2 ou 3 antennes en ferrite, émet son signal 457 kHz avec une seule antenne : la plus grande dans l’appareil.
Caractéristiques du signal :
- Fréquence : 457 kHz, +/-80Hz (457’000 oscillations par seconde, +/- 80).
- Basse fréquence, choisie pour sa capacité de traverser la neige, l’eau et le corps humain quasiment sans perte de puissance.
- Portée maximale : entre 40 m et 120 m selon le modèle.
- La taille et le diamètre de l’antenne influencent la portée en émission et en réception.
Rythme d’impulsion selon la norme DIN
La norme DIN définit des contraintes strictes pour garantir la compatibilité entre appareils.
Temps entre chaque début d’impulsion :
- Maximum 1,3 seconde entre chaque début d’impulsion.
Durée de l’impulsion :
- Comprise entre 70 ms et 300 ms (ms = millisecondes).
Durée d’émission et de réception minimum
La norme DIN définit également la durée minimum obligatoire avec des piles neuves.
Autonomie minimale :
- Émission : 200 heures à 10°.
- Réception : 1 heure à -10°.
Avec des piles de très bonne qualité, cette durée peut largement dépasser ces temps. La plupart des fabricants indiquent ces durées dans leur mode d’emploi titre indicatif, car il est impossible de prévoir quelle qualité de batteries l’utilisateur emploiera.
Lignes de champ électromagnétique
Tout autour de l’antenne en émission, un champ électromagnétique est produit à chaque impulsion.
Forme du champ :
Ce champ magnétique, émis dans l’espace dans toutes les directions simultanément, a la forme d’un grand papillon en 3 dimensions. Ses « ailes » partent d’une extrémité de l’antenne et reviennent à l’autre extrémité. (Forme très similaire à la poussière de métal sur une plaque de verre et un aimant en-dessous.)
Représentation simplifiée :
On se représente ce champ avec des lignes, appelées « lignes de champ ». Le flux ne se limite pas à ces seules lignes dessinées : il occupe entièrement l’espace tout autour de l’antenne.
Superposition des signaux
Le rythme d’impulsion du signal de chaque DVA respecte la norme.
Le fait d’avoir plusieurs DVA en émission en même temps peut parfois déboucher sur une superposition de leurs “mélodies”.
Mais les DVA d’ancienne génération peuvent compliquer cette situation.
Soucis avec les appareils d’ancienne génération :
Leur durée d’impulsion est particulièrement longue. Conçus en son temps pour la recherche analogique avec le son, et pour garantir que le signal soit entendu et que la puissance du signal puisse être évaluée même avec le vent et du bruit autour du sauveteur, leur signal durait longtemps.
Conséquence sur les recherches multivictimes :
Le risque que les signaux émis simultanément se superposent longtemps augmente avec le nombre d’appareils en émission dans un environnement restreint.
Limites du DSP :
Les DVA munis du DSP (traitement numérique du signal) ont souvent de la peine à résoudre la situation de la superposition des signaux lorsqu’elle elle persiste. Si celle-ci est relativement courte, le DSP y parviendra.
Solution en cas de superposition longue :
Si la superposition dure trop longtemps, changez rapidement de stratégie, et employez la méthode des 3 cercles, des microbandes ou de la microbox. Faites passer votre DVA sur le mode alternatif analogique ou dans son mode de secours pour situation complexe.
Actualisation des données de distance
La distance affichée sur l’écran du DVA en recherche est la traduction de la force du signal émis par le DVA de la victime.
Pourquoi le mouvement est essentiel :
Le DVA en recherche doit repérer un changement d’intensité du signal reçu pour que la distance affichée évolue. Le sauveteur doit donc se déplacer pour que son DVA puisse repérer une diminution ou une augmentation de la force du signal. Le seul moyen à disposition est le mouvement.
Principe fondamental :
Pour avoir une chance de capter un signal, partez à sa recherche. Ne restez pas immobile.
Suivre la ligne de champ dans la bonne direction
Lorsque le sauveteur reste à l’arrêt, aucun DVA ne peut lui signaler de manière absolue la direction à suivre pour arriver vers la victime. Le sauveteur encore arrêté peut se trouver dès le début de sa recherche dans une zone où son DVA capte déjà un signal.
La flèche de “direction” permet d’orienter son DVA en recherche pour le positionner “à cheval” sur la ligne de champ. Elle permet au sauveteur d’optimiser son positionnement.
Risque de partir dans la mauvaise direction :
Son DVA montre une direction qui, lorsqu’elle est suivie sur les premiers mètres, peut afficher une distance qui augmente. La flèche de direction reste pourtant calée correctement sur le sommet de l’écran.
Interprétation correcte :
Si la distance augmente, vous vous éloignez sur la ligne de champ. Retournez-vous de 180° pour retrouver et suivre la ligne de champ dans la “bonne” direction. La distance doit diminuer.
Correction active de la direction
Certains DVA comme le Pulse, le S1 et l’Arva Link ont une flèche qui tourne sur 360° sur l’écran.
Correction active de la direction :
Presque tous les appareils modernes corrigent activement la direction montrée au sauveteur. Lorsque la distance augmente, et que la flèche se retourne contre le sauveteur, celui-ci n’a plus qu’à obéir aux instructions et se retourner de 180° pour poursuivre la recherche dans la bonne direction.
Recherche d’un DVA analogique de première génération
Si vous recherchez une victime ayant un DVA de première génération analogique avec un signal émis sur un rythme lent, adaptez votre vitesse.
Ralentir en fin de recherche :
Le DVA en surface, même le plus moderne et le plus rapide, devra toujours attendre le signal émis pour actualiser ses données à l’écran. Soyez plus lent à la fin de la recherche pour permettre cette actualisation.









